Chronique Rock: Les 5 albums à écouter quand tu as envie de tuer tout le monde!

-par Antoine Goulet-
Aujourd’hui, je donne dans l’agressivité!
Voilà mon top 5 des albums à écouter quand tu veux tuer tout le monde. Il faut d’abord que je précise que, lorsque je suis en colère, je ne veux pas me calmer et que, lorsque je suis en colère, je crois - comme tout le monde - que j’ai raison! Par conséquent, me calmer ne ferait que donner des points à mes adversaires. 
Alors, il faut que ça buche!


#5 : Les Queens of the stone age ont une discographie qui aurait pu figurer au grand complet dans cet article. À mon humble avis, leur album le plus efficace d’un point de vue de canalisation de colère est Songs For The Deaf. Les pièces, toutes plus lourdes les unes que les autres, sont montées autour de riffs supra-lourds-mais-simples de guitare hyper distortionnée. Il faut aussi saluer le travail de Dave Grohl à la batterie qui a été appelé à la dernière minute pour faire l’album, mais qui a tout de même posé certaines des lignes de batterie les plus impressionnantes et les plus justes; même l’intro, à très bas volume, agit comme défoulant efficace et surprend en explosant d’un coup sec réveillant du même coup l’auditeur non averti qui aurait mit le volume dans le tapis.

#4 : Never mind the bollocks, here’s the sex pistols est le grand classique de l’insubordination et du refus de l’ordre. Opus punk par excellence, Never mind the bollocks avait foutu un bordel innommable dans la musique, en 1977. Johnny Rotten et sa bande n’hésitaient pas à attaquer les gens ‘’puissants’’ en les tournant au ridicule (ex: God save the queen). Les sex pistols sont pas contents et ils veulent que tout le monde le sache.

#3 : Raw power, de Iggy & the Stooges. Les idoles du early punk américain ont, en 1973, sorti cet album qui n’a laissé personne indifférent dans le monde du rock. Cet album était le premier qui plaçait clairement Iggy Pop comme frontman et les Stooges comme groupe qui l'accompagnait. La raison pour laquelle cet album figure dans mon palmarès: le titre ne pourrait être mieux choisi! On a l’impression que les gars n’ont fait qu’une seule prise pour chaque chanson, gardant de ce fait une énergie pure. Cet album est un diamant brut. Tout est garoché, sans fla-fla. Avec des titres comme Gimme danger (une de mes chansons préférées toutes catégories confondues) et Your pretty face is going to hell, le junkie punkass à l’éternel torse nu tapait dans le mille. Bien que cet album ait presque 40 ans, il n’a pas vieilli.

#2: Exile on main street, des Rolling stones. Les mauvais garçons du Rock n’ Roll ont sorti ce disque sous l’égide de la colère. En effet, le titre même est dû au fait qu’en 1971, les Stones se sont fait poursuivre par l’impôt anglais qui essayait de les mettre à sec, le gouvernement tentant encore et toujours, dans un puéril jeu du chat et de la souris, de mettre fin au règne de ces portes-drapeaux d’une jeunesse délurée. Les Stones ont donc dû plier bagages et aller vivre en France où ils ont enregistré, dans la maison de Keith Richards, cet album grandiose. Ce qui différencie cet album de ceux que je vous présente aujourd’hui, c’est l'aspect plus nuancé de la colère, moins facile, mais à travers laquelle l’urgence du sentiment n’en est pas moins ressentie, au contraire. Grâce à la voix rocailleuse de Jagger et les licks de guitare blues sales de Richards, les deux rockers signent cet album de main de maitres. Exile siège à la 7ème position du top 500 des meilleurs albums de tous les temps du Rolling Stones Magazine (et en première de mon top 500). Les Stones avaient, une fois de plus, gagné devant un gouvernement tentant de les museler. Chapeau bas et mille mercis Sir Jagger et Mr. Richards.
Nota Bene: Je vous recommande fortement de regarder le documentaire Stones in Exile qui parle du contexte et de la réalisation d’Exile dans ces conditions disons… folles.

#1: Nevermind de Nirvana  est sans aucun doute l’abum le plus important des 30 dernières années, car Kurt Cobain était un vrai malheureux qui traduisait son malaise dans des chansons straight to the point. Évidemment, tout le monde se souvient de Smells Like Teen Spirit et son riff simplissime et violent. Cobain crie à en perdre la voix dans Territorial Pissings.  La jeunesse de l’époque avait érigé Cobain en héros et en porte-parole de la colère de cette génération qui se sentait en dehors de tout. Notez qu'il s'agit du deuxième album mentionné créditant Dave Grohl à la batterie. Il en passe de la colère sur ses peaux de toms, le Dave. Nirvana avait tout chamboulé lors de la sortie de l’album en 1991 en écartant du follow spot les Hard-Rockers avec leurs paillettes et leurs permanentes au profit d’une musique sincère.  Nevermind fêtait son 20ème anniversaire il y a quelques semaines et, aujourd’hui encore, l'album est d’actualité, car la colère n’a pas d’âge.


- Antoine-
Photo: Elise Lecomte
MUA: Hélène Rocray
p.s: Mention spéciale aussi à certains groupes comme Nickelback, Creed et Tea party qui moi me foutent la rage. 

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