Sorties : Le Comiccon de Montréal ou "Comment je suis devenue geek"

Votre valeureuse chroniqueuse - Photo : Winter Mute


9h30 - J’arrive au Palais des Congrès de Montréal en ce beau dimanche 16 septembre où je peine à contenir ma fébrilité. Je passe devant une table de "Vérification des armes" où Link et quelques chevaliers se font contrôler par ce qui semble être des elfes-inspecteurs. 
Aucun doute: je suis bien au Comiccon de Montréal et je m’apprête à entrer dans un monde parallèle pour les prochaines heures.

Cela fait plusieurs années que je veux participer au Comiccon sans que cela se produise. Je couvre l'évènement pour Mademoiselle à Montréal, mais j’y suis aussi pour faire connaître Batwheel, mon alter-ego et aussi personnage principal d’une série web sur laquelle je travaille.
J’ai donc enfilé mon suit de superhéros pour l’occasion, seul mon masque et ma cape restent dans mon sac, je ne m’assume pas encore totalement à cette heure de la matinée.

Constatation #1 : Je suis clairement plus geek que je le pensais.
Je me sens rapidement à ma place parmi ce flot de personnages tirés de films légendaires, de jeux vidéo, de bandes dessinées et avec les amateurs de ces univers qui fusionnent le temps d’un week-end. Le Comiccon de Montréal offre, à l’image des nombreuses autres conventions se déroulant en Amérique du Nord, l'occasion de rencontrer à la fois invités célèbres, artistes indépendants, commerçants spécialisés et entreprises bien établies dans le milieu.

 Photo : Julie Delisle

 Photo : Julie Delisle
11h - Je me dirige vers la conférence de James Marsters.

Constatation #2 : Les vampires sexy ne sont pas dans Twilight, ils sont au Comiccon.
Même s’il a 50 ans et qu’il n’est plus bleaché, je retrouve mes yeux et mon âme adolescente et me remets à tripper à mort sur le mystérieux Spike de Buffy the Vampire Slayer. La conférence est plutôt un Q&R avec le public, qui nous permet d’apprendre beaucoup de choses sur les plateaux de tournage, mais au final peu sur l’artiste-même.

Spiiiiiiike!!! - Photo : Julie Delisle
Je sors de l’ombre et retourne dans la foule qui a facilement doublé depuis mon arrivée.  

Constatation #3 : je me découvre ADD ou je suis nettement overstimulée par tout ce qui se passe dans la salle des exposants.
Mettez les mangas, les bandes dessinés, les superhéros, les jeux vidéo ensemble, avec un certain goût pour la science fiction et l’horreur, dans le mélangeur à puissance maximale et on se retrouve dans cette époque médiévale steam-punk technologique.
Plusieurs symboles de la scène fétiche montréalaise s’y retrouvent aussi, confirmant mon impression que l’évènement est une sorte d’Halloween thématique pour adultes ayant gardé leurs passions d’enfants.

13h - J’assiste au panel de Heroes of the North, où l’on parle entre autre du développement d’une série web et de ce petit milieu québécois. Si vous n’avez pas encore découvert cette série qui amorce sa deuxième saison, vous pouvez le faire via comic books ou avec les webisodes.

Je me suis rendue au kiosque de ces héros 100% locaux afin d’immortaliser le moment avec Batwheel, Hornet (la plantureuse Marie-Claude Bourbonnais) et les autres chicks de la série, Masquerade et la toute nouvelle Acadia.

Photo : Julie Delisle
Je snobe Patrick Stewart et poursuis mon après-midi à errer entre les stands d’artisans, d’auteurs et d’artistes visuels et remplis mon Instagram de belles images.  

Constatation #4 : Ici les jeux de rôles sont cool et il y a des participants qui sont vraiment intenses sur leurs costumes. Tant mieux, passer une journée entourée de ces gens extrêmement créatifs est plutôt ressourçant.

16h - Après avoir fièrement posé aux côtés de la Batmobile, avec Éloi l’embaumeur, parmi les Ghostbusters et avec un sabre laser vert (chuis du bon côté de la Force tsé) je suis épuisée de ma journée mais ravie de ma première expérience au Comiccon.

C’est 32 000 personnes qui ont fait de la quatrième édition du Comiccon de Montréal un succès, lui permettant de joindre les rangs des autres évènements de calibre international et je suis fière de ma mince contribution.

En ayant cette pensée, la Constatation #5 me frappe de plein fouet : JE SUIS GEEK! C’est maintenant officiel, geekette et assumée, l’an prochain je reviens!

Mlle Max

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